En France, 130 000 AVC sont enregistrés chaque année, soit l’équivalent d’un accident vasculaire cérébral toutes les 4 minutes. Pour la majorité des patients qui en réchappent, les séquelles neurologiques peuvent s’avérer importantes et invalidantes au quotidien (grande fatigue, escarres, complications motrices, troubles de l’équilibre, etc.).

Un patient ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) nécessite donc une prise en charge adaptée. En effet, la rééducation post-AVC est une étape cruciale pour travailler, entre autres, la plasticité cérébrale et limiter les risques de complications éventuelles. C’est ce que nous vous proposons de découvrir ensemble dans la suite de cet article.

Qu’est-ce qu’un AVC (Accident Vasculaire Cérébral) ?

Il existe deux types d’accidents vasculaires cérébraux :

  • l’AVC ischémique : cet accident vasculaire cérébral est causé par la formation d’un caillot qui bouche une petite artère cérébrale, ce qui empêche une partie du cerveau d’être irriguée et entraîne la nécrose des neurones ;

  • l’AVC hémorragique (ou rupture d’anévrisme) : ce type d’accident vasculaire cérébral est plus rare, mais tout aussi grave. Il est provoqué par la rupture de la paroi d’une artère intracrânienne.

D’une manière générale, et qu’importe le type d’AVC dont est victime une personne, l’accident vasculaire cérébral est une urgence médicale absolue. Le cerveau, organe moteur par excellence, nécessitera une rééducation post-AVC spécialisée (à la fois fonctionnelle et neurologique) pour faire face aux séquelles éventuelles et permettre au patient de retrouver une vie normale.

Quelles peuvent être les séquelles d’un AVC à moyen et long terme ?

Après un AVC, des lésions cérébrales subsistent. Un patient ou une patiente peut ainsi souffrir de séquelles visibles ou de certains handicaps plus discrets, comme :

  • une perte de la parole ;
  • un déséquilibre persistant ;
  • des difficultés à tenir un objet, écrire ou marcher ;
  • des troubles de la vision ou de la digestion ;
  • une paralysie musculaire ;
  • une paralysie faciale ;
  • des troubles de l’attention ;
  • des pertes de mémoire ;
  • une dépression ;
  • une fatigue chronique.

Par ailleurs, dans le cadre d’une rééducation post-AVC, il demeure essentiel de ne pas négliger ou minimiser les signes de mal-être chez le patient.

Les objectifs d’une rééducation post-AVC

La rééducation post-AVC doit être effectuée en collaboration avec le patient et sur une base de confiance. Elle vise à atteindre deux objectifs primordiaux, que nous allons vous présenter dans la suite de cet article.

Travailler sur la plasticité cérébrale dans le cadre d’une rééducation après AVC

Le travail sur la plasticité cérébrale repose sur la stimulation du cerveau pour permettre aux réseaux neuronaux intacts de se réorganiser. Ce processus peut ainsi permettre à ces réseaux sains de pallier le rôle des neurones endommagés par la nécrose cérébrale.

Cette phase de rééducation est basée sur une association entre intensité des exercices, la fréquence de répétition de ces derniers, leur diversité et l’adaptation à la situation du patient. Les résultats peuvent, quant à eux, dépendre de deux paramètres principaux :

  • la taille et l’emplacement de l’accident vasculaire cérébral ;
  • l’état du cerveau et du système vasculaire du patient en amont de l’AVC.

Prévenir et traiter les éventuelles complications dans la rééducation post-AVC

La rééducation post-AVC est également nécessaire pour prévenir et traiter les éventuelles complications induites par ce type d’accident. Il peut s’agir, par exemple, de paralysie, d’hypertonie musculaire (spasticité) ou de douleurs.

L’intervention de plusieurs professionnels de santé peut alors être requise, notamment en fonction des symptômes du patient. Des séances avec un kinésithérapeute ou un ergothérapeute peuvent être nécessaires pour travailler sur la réadaptation fonctionnelle et neurologique (dans le cadre du ré-apprentissage d’un mouvement). Parallèlement à cela, l’intervention d’un ophtalmologiste ou d’un orthophoniste peut s’avérer être d’une grande aide pour un patient atteint de troubles visuels ou verbaux à la suite d’un AVC.

La durée d’une rééducation post-AVC est généralement assez difficile à estimer, notamment parce qu’elle dépend majoritairement du tableau clinique du patient. Les exercices de réadaptation doivent néanmoins être effectués régulièrement et observer une intensité adaptée à l’évolution du patient.

Les recommandations médicales dans le cadre d’une rééducation post-AVC

Dans le cadre du parcours de soin, la rééducation post-AVC commence par une analyse attentive des symptômes du patient, ainsi que par un travail de sensibilisation auprès de son entourage.

Le praticien pourra ensuite mettre en exergue les différentes causes identifiées et donner des conseils au patient pour accélérer le rétablissement. Parmi les causes de l’AVC, les chercheurs et médecins ont identifié l’hypertension, le tabagisme et le cholestérol. Toutefois, d’autres éléments en lien avec l’hygiène de vie du patient peuvent être mis en avant pour favoriser sa guérison :

  • arrêter de fumer ;
  • mettre en place un régime alimentaire adapté ;
  • tâcher de réduire les sources de stress ayant pu conduire à l’hypertension ;
  • mettre en place des rappels de rendez-vous médicaux et prévoir des solutions de repli en cas de grande fatigue (rendez-vous médical en visioconférence, taxi ou voisin conducteur pour revenir après le rendez-vous, etc.) ;
  • mettre en place un parcours de rééducation adapté ;
  • intégrer des séances de reprogrammation neuromotrice Allyane dans le parcours de soins ;
  • prendre soin de soi, notamment grâce à des séances de sport ou au soutien psychologique apporté par un thérapeute, etc..

Durée de guérison d’un AVC : les apports de la méthode Allyane

Plus un AVC ou une rupture d’anévrisme est traité rapidement, meilleures sont les chances du patient de guérir sans conserver de séquelles.

Comme nous l’avons mentionné au préalable, la réussite d’une rééducation post-AVC dépend de 3 paramètres principaux :

  • la grosseur et l’emplacement de la zone du cerveau affectée par l’accident vasculaire ;
  • l’état préalable du cerveau et du système vasculaire du patient ;
  • les complications associées à une déficience dans le traitement du patient (un manque de rééducation fonctionnelle ou motrice).

La rééducation post-AVC vise à récupérer les conséquences neuronales et fonctionnelles induites par l’accident vasculaire cérébral (l’action du cerveau et des neurones pouvant affecter toute la motricité du patient). À l’heure actuelle, il n’est pas possible de restaurer les neurones détruits. Il reste toutefois possible d’entraîner son réseau neuronal sain à reproduire les gestes, les sensations et les réflexes qui étaient auparavant gérés par la partie du cerveau endommagée par l’AVC. Pour ce faire, le praticien s’appuie alors sur la plasticité cérébrale et c’est sur ce point que la méthode Allyane apporte un complément pertinent.

Les kinésithérapeutes et ergothérapeutes intègrent la méthode Allyane aux exercices de leur protocole de rééducation par le mouvement. La reprogrammation neuromotrice Allyane se base sur l’alliance de 3 éléments complémentaires :

  • un travail sur les sensations proprioceptives (sentir son membre exécuter un mouvement) ;
  • un travail d’imagerie motrice (imaginer le mouvement) ;
  • des séquences de sons de basses fréquences (associer le son au mouvement) émises par un dispositif médical breveté.

Peu à peu, le patient peut ainsi associer les sons basses fréquences aux images mentales et au mouvement, jusqu’à recouvrer sa capacité à se tenir en équilibre et améliorer sa motricité.

Vous êtes professionnel de santé et avez des questions sur la méthode Allyane ? N’hésitez pas à contacter notre équipe par téléphone au 04 28 29 48 14 ou par email sur contact@allyane.com.

Vous avez des questions sur les séances Allyane ? Contactez notre secrétaire médicale au 04 28 29 58 10 ou sur contact@allyane.com.